La jeune pousse Woder’n Home sublime le bois

 

Publié le

Créée dans le Sud-Manche par trois amis qui ont entre 22 et 24 ans, Woder’n Home fabrique du mobilier haut de gamme en bois, provenant de forêts normandes et bretonnes. Elle travaille aussi avec des menuisiers normands.

Entrepreneurs et encore étudiantsWoder'n Home - Ouest France 14 février - Start up sublime le bois

L’idée germe dans un lycée de Vire (Calvados) entre trois passionnés. « Nous aimons le bois. Nous avions déjà le projet de créer une entreprise ensemble. » Nous, ce sont les frères Thomas et David Leprince, 24 et 22 ans, ainsi que leur ami Florent Sanson, 24 ans. Thomas Leprince se forme d’abord à la gestion des entreprises. Florent Sanson lance une société dans la fabrication de meubles en bois. Quant à David Leprince, il étudie la finance et le business aux États-Unis, où il est toujours en stage.

L’aventure Woder’n Home démarre en mars 2016 avec un capital de 7 500 € (2 500 € d’apport chacun). « Au départ, nous avions dans l’idée de tout faire faire. »

Du bois issu des forêts bretonnes et ornaises

Dans la maison familiale des Leprince, à Sourdeval, dans le Sud-Manche, les combles sont aménagés en espace de travail. La maison de Florent, havre de paix à Saint-Aubin-des-Bois, dans le Calvados, sert aussi de bureau.

Le trio met au point une pergola, un bar et une table d’extérieur en structure carrée, dans un mélange bois et aluminium. Une signature : « C’est un mélange que l’on essaie de conserver dans tous

nos produits. » Ces derniers sont conçus avec du bois massif, le Douglas, un résineux qui pousse dans les forêts ornaises et bretonnes. « Il résiste bien en extérieur sans besoin de traitement », apprécient Thomas et Florent. Le mètre cube leur revient à 500 €.

Trois menuisiers normands

Pour eux, « l’idée est de faire du local ». Ils travaillent avec trois artisans menuisiers basés à Sourdeval et Sartilly dans la Manche, ainsi qu’à Tinchebray-Bocage, dans l’Orne. « On essaie d’avoir un artisan par produit. La proximité permet de gérer au mieux les relations et le travail. » Une trentaine de modèles haut de gamme a vu le jour depuis mars : bacs à fleurs, salons et tables de jardin, tables basses…

Les ventes, réalisées en France, sont de trois sortes : ventes directes aux particuliers via le site Internet ; ventes à l’hôtellerie-restauration ; et ventes de mobiliers urbains pour les municipalités. Woder’n Home a, par exemple, fourni quatre tables rectangulaires qui seront installées au printemps dans le jardin des plantes d’Avranches.

Un atelier à Vire où ils fabriquent eux-mêmes

Du sur-mesure est aussi proposé. « Le marché est porteur mais il faut réussir à le toucher, analyse Florent. Pour les particuliers c’est une niche. Il faut se démarquer des fabricants généralistes (Jardiland, Castorama…). » Le chiffre d’affaires de l’entreprise s’élève, pour 2016, à « moins de 10 000 €. La première année ce n’est pas représentatif. Nous avons beaucoup appris. Là, nous visons le maximum ».

Cet été, le trio a ouvert un nouvel atelier près de Vire. « Nous avons tous les trois des compétences en menuiserie ; nous y fabriquons des produits simples à réaliser. C’est mieux en termes de coûts. Et c’est intéressant, on touche à tout. »

Thomas, David et Florent explorent aussi l’opportunité d’exporter leurs produits au Vietnam. Une étude de marché est en cours. Ils touchent du bois…

Lire aussi : À Sourdeval, Woder’n Home sort du bois